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Non, Messali Hadj n’est pas un traitre 2

1953
Et c’est ainsi qu’au congrès d’Alger d’avril 1953 (qui se tient sans Messali), le courant légaliste fait approuver des statuts qui donnent au comité central les pouvoirs réels de direction. Ben Abdelmalek Ramdane réussit à imposer la décision de recréer l’OS. Messali et Ben Boulaïd sont dans la commission qui en est chargée. Les partisans de Messali sont écartés des instances dirigeantes. En avril 1953, le MTLD participe aux élections municipales. Cette ligne électoraliste désoriente les militants.
1954
Devant la contestation des militants, le comité central accepte, le 28 mars 1954, de remettre ses pouvoirs à Messali qui désigne une délégation provisoire. Les centralistes bloquent les finances du Parti et décident de s’allier aux «activistes» partisans du recours à la lutte armée. Le mouvement se divise en deux forces, l’une entraînant l’écrasante majorité du parti derrière Messali Hadj le chef charismatique, l’autre regroupant les cadres de l’appareil.
Cherchant à éviter la scission, Boudiaf lance à la fin mars 1954 l’idée d’une troisième force avec l’objectif de réunir le Parti PPA/MTLD autour de la lutte armée pour l’indépendance.
Les centralistes acceptent une alliance tactique avec les radicaux pour contrer Messali et ne pas se couper de la base des militants. Une alliance tactique entre les centralistes, qui veulent contenir le courant messaliste sous le couvert d’un congrès leur donnant toutes les garanties, et les activistes de l’OS soucieux de recréer l’unité du parti pour engager la lutte armée.
Les partisans de la lutte armée commencent à s’organiser. Mohamed Boudiaf, alors responsable de l’organisation du MTLD en France et son adjoint Mourad Didouche, ont rencontré à Paris Ahmed Mahsas, ancien responsable régional de l’OS, et décidé de regrouper en France les partisans du recours à la lutte armée.
Le 23 mars 1954, une réunion, regroupant trois membres du comité central (Hocine Lahouel, Abdelhamid Sid Ali et Mohamed Dekhli) et le contrôleur général Bouchebouba Ramdane ainsi que deux militants représentant les partisans du recours à la lutte armée (Boudiaf et Ben Boulaïd) aboutit à la constitution du Comité révolutionnaire d’unité et d’action (CRUA). On décide la création d’un bulletin spécial ‘’Le Patriote’’ qui sera financé par le Comité central dont Salah Louanchi sera le responsable de la rédaction.
Informé par Ben Boulaïd qui lui demande d’appeler à l’unité du mouvement, Messali décida d’un congrès qui se tint à Hornu (Belgique), les 14 et 15 juillet 1954, où il écarte les centralistes. C’est à la même période qu’est rompue l’alliance entre les centralistes et les radicaux. Ceux-ci avaient décidé d’accélérer la préparation de la lutte armée, sans compter sur une éventuelle réunification du mouvement qui
tardait à se concrétiser.
Le groupe des radicaux, partisans du déclenchement de la lutte armée dans les plus brefs délais, accélèrent la préparation de la rencontre historique des «22» qui se tint chez Elias Derriche au Clos Salembier, actuel El Madania, d’où émergea un coordinateur, en l’occurrence Mohamed Boudiaf qui garda autour de lui ses proches collaborateurs du CRUA : Ben Boulaid, Didouche Mourad, Larbi Ben M’hidi et Rabah Bitat. Auxquels allait se joindre Krim Belkacem qui n’avait pas été convié à la réunion des
«22» en raison des engagements que lui et ses hommes avaient encore
avec Messali Hadj.
Une deuxième réunion eut lieu le 24 octobre 1954 au domicile de Boukechoura à la Pointe Pescade au cours de laquelle, les 5 du CRUA et Krim Belkacem, devenus les six dirigeants de l’organisation de la lutte armée de libération, se sont entendus sur la dénomination du nouveau mouvement à créer (FLN/ALN). La date du déclenchement de la révolution et le contenu des deux déclarations, celle au nom du FLN, et l’autre au nom de l’ALN, ainsi que les derniers détails nécessaires au déclenchement de la lutte armée de libération Nationale. Dans tout cela, par la suite, certains ont considéré que le groupe des «22» est un Parti autonome, sans lien avec le PPA/MTLD. Et pourtant, ces 22 hommes de l’OS, ont milité, dans le PPA/MTLD, qui les a formés dans son école, puis les a protégés durant les épreuves. Comment alors peut-on dénier totalement à Messali Hadj le privilège et l’honneur d’avoir préparé et apporter son soutien à la révolution. Alors qu’il était le seul partisan de la lutte armée, option pourtant combattu par les autres formations de l’époque.
Concernant la préparation de la Révolution, Benjamin Stora Souligne : «En 1951, à son retour de la Mecque, Messali reçut à Chantilly la visite de quatre personnes parmi lesquelles Benkhedda, Bouda et Mezerna, membres de la direction du Parti. Il les avait entretenus tous de la nécessité d’envoyer d’urgence des éléments faire leur préparation militaire au Caire, en coopération avec l’Emir Abdelkrim. «Messali ne reçut aucune réponse à cette proposition. Il avait également dépêché Moussa Boulkeroua à Alger pour soumettre à Benkhedda un projet de formation de cadres, dans la perspective d’une action armée. Selon Boulkeroua, Benkhedda lui demanda de n’en rien dire au Comité Central». Citant encore d’autres sources, Stora indique que :
«Messali avait résolu que l’insurrection serait déclenchée avant la nouvelle année 1955 (…). Le 20 septembre 1954, le ministre de l’Intérieur, François Mitterrand, assigna une nouvelle fois, en résidence forcée aux sables d’Olonnes, Messali dont les intentions d’action directe avaient filtré, et inquiétaient fort les autorités colonialistes. Cette mesure avait pour objectif de neutraliser le plus possible Messali Hadj.
Le comité directeur qui s’était réuni le 15 octobre 1954 avait décidé l’envoi d’une mission, dont le but était de contacter les représentants de la Ligue Arabe en vue du soutien de l’insurrection et de donner des directives précises à la délégation MTLD du Caire, relative à l’organisation de la propagande extérieure qui appuierait cette insurrection.». Le 15 octobre Mezerna envoyé par Messali partit pour le Caire avec un autre dirigeant du MTLD, Embarek Filali. Curieusement ce voyage fut considérablement retardé par le manque d’empressement que mit la délégation du MTLD (Ben Bella et Khider) installé au Caire, à obtenir un visa égyptien. C’est précisément pendant ce laps de temps que le CRUA s’activait à organiser le déclenchement de l’insurrection .
A suivre…
l C. N.
Auteur-écrivain. Moudjahid membre ALN

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