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Non, Messali Hadj n’est pas un traitre 3

Finalement, Mézerna et Fillali furent informés par Khider du plan de sa mission, et ce peu de temps seulement avant le déclenchement des évènements du premier Novembre. ». Messali Hadj fut en quelque sorte pris de vitesse. C’est pour cela que je dis que le 1er novembre 1954, s’il fut la glorieuse date du déclenchement de la Révolution Algérienne, il fut aussi celui du complot contre le père de cette révolution. Car alors comment expliquer l’attitude de cette délégation extérieure du MTLD ? Elle était en fait, entièrement en accord avec le colonel Nasser qui prétendait contrôler l’ensemble du Maghreb et était de ce fait, fort mal disposé à l’égard de Messali Hadj. Nasser avait besoin en Algérie d’exécutant souple, ce que n’était pas Messali par son intransigeance.
l Avons-nous pris la peine de lire les mémoires de Messali Hadj ?
l Avons-nous déchiffré tous les textes et documents relatifs à l’histoire du mouvement national pour dire que Messali a pris position contre la révolution ?
l Et ce que l’on dit cela parce qu’il n’avait pas pris part à sa préparation ?
On peut accepter ces dires d’hommes ordinaires, parmi ceux qui ne peuvent dépasser la vision superficielle des choses, n’allant jamais au-delà des « on dit que …».
Mais on ne peut pas les accepter de la part de ceux qui postulent à diriger l’Algérie.
l Tout se passe comme si Messali Hadj n’était pas en fait, le chef du PPA, le fondateur de l’organisation spécial (l’OS), aile militaire du Parti.
l Et pourtant c’est de cette Organisation Spéciale qu’était sortie le groupe des « 22 », qui donna le signal à la lutte armée de libération nationale, au nom du « Front de libération National ».
l Comme si également les activités et toutes les missions qu’accomplissaient les militants de l’organisation du Front étaient inconnues du chef du Parti.
l Faut-il encore rappeler le voyage que fit Ahmed Mézerna, envoyé par Messali au Caire, immédiatement après le 1er novembre 1954, et que les services spéciaux Egyptiensont arrêté avec Chadly El- Mekki, pour ne pas qu’ils parviennent à rencontrer la délégation représentant le Parti installé au Caire. Par ailleurs je m’interroge sur le sens de l’affirmation concernant «la non-participation de Messali à la non préparation de la révolution» Cela veut-il dire que Messali n’a pas pris part aux entrainements paramilitaire que suivaient les militants dans les maquis ? Ou qu’il n’avait pas participé à la mise sur pied des cellules et des groupes chargés de l’action armée ? Si tel était le cas cela relèverait d’une conception naïve du rôle de chef d’un Parti, ou alors veut-on dire queMessali Hadj n’avait pas entrepris de préparer l’esprit des militants à accepter l’action armée, au moment propice ? C’est précisément ce qu’il n’avait cessé de faire pendant un quart de siècle….. Il serait plus judicieux d’abandonner de tels raisonnements pour aller chercher dans les documents la vérité. A l’exemple du témoignage de Hocine Belmili, qui a été chargé par Didouche Mourad de transmettre laquelle il affirme : «Messali Hadj considère qu’il est temps de passer à la phase de la lutte armée révolutionnaire, pendant que le Comité Central estime que les conditions n’étaient pas mûres pour pouvoir mener une action armée». Nous concluons à partir de ces deux positions, que les militants en accord avec Messali sont prêts à passer à l’action armée. Et puisque nous voulons nous battre avecdes armes, nous avons forcément besoin d’hommes prêts au combat et ce sera ceux qui ont ouvertement rallié Messali.» «Il n’y a pas de doute que ce qui intéresse Messali, c’est la conservation du leadership politique. Etant donné que la révolution a besoin d’une couverture politique, c’est-à-dire d’une figure charismatique, on ne peut mieux trouver que ce nom emblématique qui a fait notre unanimité pendant 25 ans». De l’analyse de Didouche Mourad on peut retenir aussi
que :
- c’est le Comité Central qui estime, que les conditions n’étaient pas mures pour l’action armée, et non Messali Hadj.
- A la fin d’octobre 1954, Messali était dans une position inconfortable et contradictoire. Il sentait confusément qu’il fallait modifier complètement le cour du MTLD au plan organisationnel. Du fait que la surveillance sur sa personne était devenue plus sévère, lui interdisant de sortir de sa résidence, ou aucune visite n’était permise. Messali ne devait plus faire aucune déclaration publique, jusqu’au 8 novembre 1954, date à laquelle il fit une déclaration à l’AFP, dans laquelle on peut lire en substance que :
« Messali ne rejetait pas l’insurrection du 1er novembre ; il la considérait comme un aboutissement fatal et un couronnement naturel du combat du peuple algérien et de son parti.». Je cite : «Dès l’annonce des évènements survenus en Algérie dans la nuit du 31 Octobre au 1er Novembre 1954, la surveillance exercée autour de ma personne est gravement renforcée (…) nous l’avons dit en d’autres temps et nous le répétons aujourd’hui, c’est en mettant fin à ce régime, en faisant droit aux aspirations de notre peuple qu’on mettrafin à ces explosions qui ne sont en vérité, que des actes de désespoir : c’est là qu’est le remède ». L’écrivain historien Benjamin Stora souligne encore : «Contrairement aux autres mouvements, les messalistes laissaient donc entendre qu’ils étaient partie prenante de l’insurrection. Leur ligne de conduite ne varia pas : le 1er novembre 1954 était essentiellement une manifestation du combat livré depuis plusieurs années. A la fin décembre 1954 après la déclaration de constitution du Mouvement National Algérien (M.N.A), Messali pensait qu’il était toujours possible de réintégrer les partisans du 1er novembre dans la continuité du combat livré par le nationalisme algérien, depuis sa création». Nul ne supportera le fardeau d’autrui : Les dires cités fréquemment, à propos de l’affaire Bellounis ne peuvent être considérés comme des sources objectives. Ils doivent être soumis à des vérifications, des recoupements, des critiques et des précisions. L’O.N.M. a été et demeure pour une large part, un prolongement du FLN. La lutte révolutionnaire, le combat de guérilla, à plus forte raison dans les conditions imposées au peuple algérien par le colonialisme, n’est jamais exempt de soubresauts et d’embrouilles. Ils arrivent sur le terrain, que des combattants agissent de façon condamnable. Aucune des six wilayas historiques n’a été épargnée par les conflits internes ou les complots et les trahisons. A titre d’exemple : Dans la wilaya 1, le cas d’AdelAdjoul. Dans la wilaya IV le cas de Si Salah. Etc, etc…Doit-on rejeter la responsabilité sur leurs chefs à tous les échelons depuis le douar, en passant par la Wilayas, jusqu’au CCE et même au Président du GPRA ?
l C.N.
Par Chabane Nordine
Auteur-écrivain. Moudjahid membre ALN

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